![]() |
||||
Ce que vous devez savoir ! |
Fock' konnet dwa zot ! |
|||
Avril 2007 REFLEXIONS DU CARICOM... N'OUBLIONS JAMAIS
(Secrétariat du CARICOM, Turkeyen, Greater Georgetown, Guyana) le Président de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et le Premier Ministre de Saint-Vincent et Des Grenadines, le Dr the Hon Ralph Gonsalves ont invité la Communauté à saisir l’occasion du Bicentenaire de l’Abolition du Commerce Triangulaire des esclaves comme une opportunité afin d’enseigner à la jeune génération de la Région, l’histoire, les leçons et les effets de l’esclavage et de s’assurer que cette tragédie « ne sera plus vécue sous une forme ancienne ou nouvelle». Le rapport du Dr Gonsalves a été présenté par le Dr Edward Greene, Secrétaire général Assistant du Secrétariat du CARICOM, Développement humain et social, à la cause d’une cérémonie solennelle en Guyane, le dimanche 25 mars 2007 afin de marquer le commencement de l’année du 200 ème anniversaire de l’Abolition du commerce triangulaire des esclaves. Le Président du CARICOM a déclaré que tandis que la commémoration devrait être utilisée comme une opportunité pour cicatriser, on devrait remarquer que la guérison ne pouvait uniquement se produire que si toutes les parties impliquées voulaient se souvenir et reconnaître leurs rôles respectifs et leur responsabilité collective « dans la trahison, les atrocités et la souffrance qui ont découlé du génocide et de l’asservissement des africains". Il a précisé que, l’effet le plus dévastateur de l’esclavage et du commerce des esclaves a été, de loin, l’idéologie et la légalsation du racisme, légitimé alors par le Code Noir dans les colonies Françaises ; ce qui, affirmait-il, est toujours perpétué sous des formes nouvelles et insidieuses dans notre monde contemporain, et recommanda à la Communauté de « ne jamais oublier ». Le Président a cependant souligné le fait qu’en dépit des atrocités, la Communauté des Caraïbes devait se réjouir en tant que grande Civilisation Caribéenne qui a triomphé d’une grande adversité. « Nous célébrons notre diversité culturelle et le mélange des races, des cultures et des peuples qui ont prouvé à un monde divisé, globalisé, que nous pouvons vivre en paix et en harmonie. Hors du creuset de notre douloureux passé, nous avons créé un néo-peuple, une communauté modèle, et une renaissance spirituelle et culturelle » a conclu le Président. Présidé par le Président du National Emancipation Trust (« Organisation pour l’Emancipation Nationale »), Lorri Alexander, la Cérémonie qui s’est déroulée dans l’avant-court des bâtiments historiques du Parlement, a aussi vu défilé plusieurs personnalités officielles notamment le Député Secrétaire Général du Secrétariat du CARICOM, l’Ambassadrice Lolita Applewhaite, le Premier Ministre du Guyana, the Hon Samuel Hinds et le Maire de Georgetown, l’Honorable Hamilton Green. Dans ses remarques, au nom du Secrétariat, l’Ambassadrice Applewhaite a souligné la signification historique des bâtiments du Parlement qui furent le lieu de pendaison de beaucoup d’esclaves. « Ce lieu porte le poids de l’histoire de la douleur et de la souffrance de beaucoup d’Africains, qui y ont rencontré une mort brutale et prématurée, à cause de leur refus d’accepter le statut déshumanisant de « bien mobilier » qui pouvait être acheté et vendu, et le refus d’accepter la négation de leur liberté et leur exploitation à vie », a insisté le Député Secrétaire Général. Construits par les anciens esclaves du Guyana, les bâtiments du Parlement ont été commandés en 1832, deux ans avant la « Publication de la Loi d’Emancipation » qui a mis fin à l’esclavage en 1834. Les bâtiments du Parlement du Guyana sont aussi le lieu où la Loi de l’Emancipation a été lue le 1 er août 1834. Se référant au thème « Réflexions du CARICOM… n’oublions jamais », l’Ambassadrice Applewhaite a encore affirmé que la connaissance du passé à propos « des règles de division de la politique coloniale » qui a monté les races les unes contre les autres et isolés les pays de la Région, devrait renforcer notre détermination à nous élever au-dessus des divisions raciales et ethniques dans nos pays, et à approfondir notre intégration caribéenne au sein du CARICOM et dans les groupes de langues de la Région ». Dans ses remarques, le Premier Ministre du Guyana l’Honorable Samuel Hinds souligna les progrès accomplis par la Communauté des Caraïbes depuis l’abolition du commerce triangulaire des esclaves et a encouragé les peuples de la Communauté à se considérer comme « membres d’une race humaine unique endossant équitablement toutes les responsabilités de notre race, produisant et partageant équitablement notre produit commun ». Le Maire de Georgetown l’Honorable Hamilton Green, dans un discours passioné, a rappelé l’histoire de Damon, le Héro National du Guyana et a parlé des contributions significatives accomplies pour le développement de la Guyane par l’asservi. « Aujourd’hui, nous avons besoin d’invoquer l’esprit des milliers d’esclaves qui sont morts… Faisons le pour nous donner de la force » déclara le Maire. A midi, l’horloge de la ville donna le signal et une minute de silence a été observée en l’honneur de ceux qui sont morts dans le Middle Passage en résistant à l’esclavage. Le silence s’est ensuite transformé en pleurs des tambours du Congo et lamentations des "casseroles d'acier" pendant que l’audience se joignait à eux par des chants de liberté, notamment ceux de Bob Marley « One Love » et « Redemption Song » conduit par Delma Lynch, ceci aboutissant à une conclusion émouvante, les voix des bâtisseurs de l’histoire marquant déjà un autre événement historique.
Traduit de l’anglais par Valérie PHEJAR. Version originale anglaise sur le site web du CARICOM - Titre « CARICOM REFLECTS … NEVER FORGET".
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
| pages précédentes « juin 06 - dec 06 - janv 07 - | ||||
droit-caraibes 2005-2007© |
||||